Les Traditions culinaires de Noël

Auteur : Castellan Crowe#4323 , Le : 01/12/2020 20:32:24 , 92 vue(s)

La Bûche

Elle vient de Normandie ! La bénédiction de la bûche était celle du feu, au moment où les rigueurs de la saison le rendent plus utile que jamais.  Le père de famille, accompagné de ses fils et de ses serviteurs, apporte les restes de la bûche de l’an passé, soigneusement conservés, pour rallumer une nouvelle bûche le soir de Noël. À cet instant, les petits enfants vont prier afin, leur dit-on, que la souche leur fasse des présents, et, tandis qu’ils prient, on met à chaque bout de cette souche des paquets d’épices, de dragées et de fruits confits

LE DÎNER ou « GROS SOUPER » : les anciennes traditions

Le repas de Noël est souvent composé de chapon ou de dinde farcie aux marrons et de la fameuse bûche. Le vin chaud est aussi apprécié.

Dans certaines régions, c’est le porc qui est à l’honneur (Orléanais, Anjou, Aveyron, Lozère, Corse …)

En Armagnac, pas de Noël sans daube, saucisses et châtaignes grillées …

En Provence, tout est une question de chiffres : pour le "gros souper" (après la messe de minuit), la coutume est de rompre la pompe à l'huile, en souvenir du "pain rompu" par le Christ. La table se compose de 3 nappes blanches superposées pour la Trinité, 1 chandelier de 3 bougies éclaire la table, symbolisant les 3 temps : le Passé, en souvenir de nos proches décédés, le Présent, en témoignage de fidélité aux amis et parents, et le Futur, dans l'espérance des enfants à naître. On dispose aussi 3 écuelles de blé de la Sainte-Barbe qui rappelle de nouveau la Sainte Trinité, ainsi que l’Espérance. Tous les mets sont disposés en même temps sur la table : 7 plats maigres, en souvenir des 7 douleurs de la Vierge Marie (cardes, céleris, artichauts... accompagnés d'une anchoïade, soupe aux choux, escargots, gratin de morue aux épinards …), 13 desserts représentants le Christ et les 12 apôtres.

En Alsace : foie gras, oie et petits gâteaux


Dans le Sud Ouest, le foie gras est plutôt associé à des vins de Sauternes, l’Alsace rend honneur à ses propres vins, en le mariant avec des Riesling, des Gewurztraminer ou des Vendanges tardives, et le sert avec du pain d’épices.


L’oie remplace la dinde, elle est farcie aux pommes, aux marrons ou rôtie. Elle s’accompagne aussi souvent de choux rouge. Autre plat à base d’oie, le Ganzeltopf est une potée typique du terroir, mitonnée au four avec des légumes d’hiver et une bouteille de Sylvaner.
Les fameux bredles, petits gâteaux façonnés à l’emporte-pièce : cœur, sapin, étoile ou losange, sont parfumés à l’anis, à l’amande ou à la cannelle et porte un nom bien spécifique, selon leur saveur et leur forme.


Le Berauwecka est un pain de Noël préparé avec des fruits secs. Le Christsolle aussi est composé de fruits secs et d’épices, saupoudré de sucre glace. Il a la forme d’un enfant dans ses langes, pour figurer l’enfant Jésus. Quant au Mannele, ce petit pain au lait brioché prend la forme d’un bonhomme. On le trouve aussi parfois sous l’apparence de Saint Nicolas et au pain d’épices.

Le réveillon se fait avec des saucisses, des jambons, des boudins arrosés de vin blanc. C’est le Kuttelschrnauss.

Oie, foie gras et saucisses sont aussi à l’honneur en Languedoc et dans le Béarn.

Aujourd'hui, les produits "de luxe" sont appréciés à l'instar du dîner du nouvel an, et selon les possibilités de chacun, les convives dégusteront saumon fumé, escargots, huîtres, oeufs de cailles, caviar, champagne, foie gras, chocolats fins ou macarons .......

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